Le projet pour lequel Nat Yot vient en résidence est le prolongement de son travail poétique. Avec cette question récurrente : « jusqu’où le dépouillement peut-il m’aider à approcher la réalité ? »
Elle présente ainsi le projet sur lequel elle travaillera à la Villa La Brugère :
« Après avoir développé dans mon ouvrage précédent ( ILS / Éditions La Boucherie Littéraire ) la notion de collectif en énumérant nos activités communes, je vais tenter de questionner l’universalité en englobant ma propre expérience. En même temps que j’essaierai de définir notre rapport au monde, je vais traverser mon histoire personnelle, l’égrainer, l’inclure dans le texte. Comment vais-je insérer mes souvenirs dans une observation générale ? Quelle sera la part d’imaginaire ? Où vais-je déborder ? Ces limites m’intéressent.
Je voudrais pousser le minimalisme de mon écriture en empruntant aux formes synthétiques. »