Né à Clermont-Ferrand en 1968, François Durif suit des études de philosophie puis s’inscrit à l’École des Beaux-Arts de Paris où il obtient en 1997 un Diplôme National Supérieur d’Arts Plastiques. Il montre son travail artistique dans de nombreuses expositions personnelles et collectives, y présentant le plus souvent des installations ou des performances qui sont souvent des lectures/performances.
Il est, pendant plusieurs années, l’assistant de l’artiste Thomas Hischorn.
En 2005, à la suite d’un bilan de compétences, il quitte le monde de l’art et devient assistant funéraire et maître de cérémonie dans l’agence parisienne de pompes funèbres L’Autre Rive. Il y reste jusqu’en 2008. Douze ans plus tard, il revient sur cette expérience dans son premier récit : Vide sanitaire, paru aux éditions Verticales/Gallimard en octobre 2021.
En 2022-2023, il est pensionnaire à la Villa Médicis à Rome où il s’intéresse au confetti et ses mues successives : d’abord de plâtre – confetti italien –, puis de papier – dit alors « confetti parisien ». Cette histoire étant indissociable de celle du carnaval, François Durif les étudie conjointement. En 2023, à la Mi-Carême, il organise un carnaval avec d’autres pensionnaires, au sein de la Villa Médicis.
Parallèlement à son travail d’écriture, il entreprend de convertir une partie de ses archives en confettis.
Écrire, selon lui, tout autant que fabriquer des confettis, est une activité manuelle qui suppose de savoir couper (se décentrer), comme il le raconte dans Torno subito (Verticales/Gallimard, 2024).