Pierre di Sciullo
© Madeleine Decaux

Pierre
di Sciullo

Né en 1961, Pierre di Sciullo est un “graphiste hybride”, typographe, artiste et poète. Depuis 1983, il dessine, écrit et édite Qui ? Résiste. Cette publication est sa base expérimentale personnelle, atelier d’écriture, de dessin et d’apprentissage du graphisme.

Créateur de nombreux caractères typographiques, il dessine l’Amanar en 1995 ; cette famille de polices de caractères permet aux Touaregs d’accéder à l’imprimé et à l’écran dans leur système traditionnel d’écriture. Autres caractères : le Quantange, le Sintétik, le Durmou, le Minimum, le Gararond, le Maximum, le Kouije, le Lorette, le Sonia, etc.

À partir de 1987 il enseigne dans les écoles d’art en France et à l’étranger.

Il intervient dans l’espace public et collabore régulièrement avec des architectes. Il a travaillé pour le Centre national de la danse à Pantin, le T du tramway de Nice, la façade du musée Champollion à Figeac, le Forum des images à Paris, les façades en mosaïque du Serpentin à Pantin, le générateur d’anagrammes de Brest, l’Anneau de la mémoire à Lorette.

Depuis 2017, il est l’auteur de l’identité graphique et de la signalétique du Théâtre national de la Colline.

En 2018 il a publié aux éditions Adespote L’Or de la fougue, recueil de textes malicieux en partie écrits et dessinés à la Villa La Brugère, dont certains avaient été présentés au Centre d’art Le bel ordinaire, dans son exposition personnelle, Typoéticatrac, les mots pour le faire (2017).


La publication Qui ? Résiste :
manuel de la séduction, manuel de la vérité, manuel de la mort, 1983 ; manuel de zoologie appliquée, 1984 ; manuel de la femme, 1985 ; manuel du carré, 1986 ; Des nuages, 1987 ; manuel de lecture, 1989 ; manuel de logique élémentaire, 1992 ; Donne-moi des conseils, 1997 ; Ricochets, 2008 ; N’importenawak, 2009 ; Merci de votre compréhension, 2011.

Réalisations dans l’espace public :

  • Mémorial international de Notre-Dame-de-Lorette. Création du caractère typographique, mise en espace des 600 000 noms de soldats. Architecte Philippe Prost, 2014.
  • les façades du Serpentin, conception graphique des façades et textes secrets, 23000 m2 en mosaïque de verre ; Pantin, Émile Aillaud – RVA architectes, 2015.
  • clôture du parc du Serpentin, 2016. Paysagiste Vincent Pruvost.
  • les anagrammes de Recouvrance, création graphique et littéraire pour le tramway de Brest, 2011.
  • le T, sculpture typographique, tramway de Nice, 2007.
  • N’importenawak, 40 affiches de 4 m x 3 m collées en continu : Nuit Blanche, Paris, 2007 ; festival de Chaumont, 2008; K3 à Lorient, 2009.
  • la Façade aux 1000 lettres du musée Champollion à Figeac, A. Moatti architecte, Pascal Payeur scénographe, 2007.
  • enseigne et signalétique du Centre national de la danse, J. Kalisz – Robain-Guieysse architectes, Pantin 2004.

 
Expositions personnelles (sélection) :

  • Typoéticatrac, le Bel ordinaire, espace d’art contemporain Pau Pyrénées, avril 2017
  • « Qui ? Résiste, laboratoire graphique et poétique de P. di Sciullo », Hear, Strasbourg, 2014 ; la Gaîté Lyrique, Paris, 2014 ; bibliothèque universitaire du Havre, 2015.
  • « Sujet verbe compliment », sélection de 80 affiches peintes pour les festivals d’Aurillac et Loupian, bibliothèque universitaire du Havre, 2015.
  • « En Esthète de Gondole », galerie Anatome, Paris, avril 2012.

 
Expositions collectives (sélection) :

  • « l’écriture dans l’art contemporain », musée Champollion, Figeac, 2016
  • « Graphisme contemporain et engagement(s) », BNF, Paris, 2015.
  • « Play, la règle du jeu », Fotokino, Marseille, 2015.
  • « Affiche-action, quand la politique s’écrit dans la rue », BDIC, Invalides, Paris, 2012
  • « Dedanlémo », commissariat avec David Poullard et présentation de la maison-mot, Halle Roublot, Fontenay-sous-Bois, 2012.
  • « Écrire à voix haute », Centre d’art de la Ferme du Buisson, Noisiel ; commissariat, création du « poussepousse à onomatopées» et des « Verres à chanter », 2005.