Raharimanana vient en résidence à la Villa La Brugère pour travailler sur un projet en cours, qu’il présente ainsi :
« Je mène en ce moment une écriture multiple (littérature, musique et peinture sur photographie) sur le thème de «L’inatteignable oubli», ou comment malgré les désirs d’apaisement, de douceur et de bien vivre, le monde continue de nous agresser, jour après jour, que nous avons affaire à chaque instant de nos lucidités à une résilience créative, pour tenir debout et entretenir l’espérance.
Je composerai avec mon marovany, instrument à cordes traditionnelles de Madagascar, auquel j’ai été initié dès mon jeune âge. Instrument que je ne cesse de travailler dans toutes mes créations théâtrales et mes installations artistiques, notamment avec le programme Africa Multiple, clusters of excellence, de l’Université de Bayreuth, Allemagne.
J’écrirai un texte entre monologue et récits courts sur ce lien avec l’oubli, et l’indispensable pardon.
Je peindrai sur des photos que j’aurai prises, peindre pour étrangement racler la mémoire et faire face à la question de l’oubli, racler les sensations et réinventer les paysages singuliers. »